C’est un rendez-vous immanquable pour celui qui s’autoproclame « le parti des maires ». Horizons, créé par Edouard Philippe à la fin de 2021, affronte ses premières élections municipales, les 15 et 22 mars. Mais du Havre à Nice en passant par Paris, elles comportent leur lot de risques pour la formation philippiste, comme pour la candidature présidentielle de son président.
Pour comprendre l’importance que revêt le scrutin pour le parti, il faut remonter à sa genèse. En 2017, après sa nomination comme premier ministre d’Emmanuel Macron, Edouard Philippe en profite pour claquer la porte du parti Les Républicains (LR), dont la ligne dérive trop à droite à son goût. Le juppéiste a beau faire une plongée chez les macronistes, il ne croit pour autant ni au « dépassement » du clivage gauche-droite ni au noviciat promu.
Maire du Havre depuis 2010, celui qui fut conseiller régional, conseiller général, président d’agglomération ou député a une conception « à l’ancienne » de la politique, voyant dans l’ancrage local et le cumul des mandats la meilleure des entreprises de légitimation. Quelque temps après avoir été forcé de quitter Matignon, l’élu décide donc de lancer sa propre écurie, pensée en miroir inversé de ce qu’incarne La République en marche (devenue Renaissance).
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