Un élève de 13 ans a été tué et au moins huit personnes ont été blessées, lundi 30 mars, lorsqu’un adolescent de 15 ans a ouvert le feu à l’intérieur d’une école en Argentine, a appris l’Agence France-Presse (AFP) auprès des autorités locales.
L’attaque s’est déroulée à l’école Mariano-Moreno de San Cristóbal, une ville de 16 000 habitants de la province de Santa Fe. L’agresseur présumé a été arrêté, a déclaré à l’AFP une source au ministère provincial de la sécurité.
Six élèves ont été soignés dans un hôpital local pour des blessures superficielles reçues alors qu’ils fuyaient les lieux, et leur vie n’est pas en danger, selon le communiqué du gouvernement de la province de Santa Fe. Deux autres élèves, dont un dans un état grave mais stable, ont été transportés à l’hôpital régional de Rafaela.
Les tirs ont eu lieu alors que les élèves s’apprêtaient à assister à la cérémonie du lever du drapeau, comme chaque jour avant le début des cours. L’arme utilisée par l’agresseur « est vraisemblablement un fusil de chasse », a déclaré à la chaîne TN un responsable de la municipalité de San Cristobal, Ramiro Muñoz. Les cours ont été suspendus et les élèves renvoyés chez eux.
Un moment « très choquant »
C’est un « moment très, très triste et très choquant. Nous voulons donc, en premier lieu, apporter notre soutien à la famille d’Ian, le garçon qui a perdu la vie aujourd’hui », a déclaré le ministre de la justice et de la sécurité de la province, Pablo Cococcioni, lors d’une conférence de presse quelques heures après les faits.
« Il n’a aucun antécédent, nous n’avons jamais eu à intervenir durant son parcours scolaire », a expliqué le ministre. « Il faisait face à une situation familiale (…) très complexe », a-t-il ajouté en évoquant ici le tireur présumé. « Ce que nous avons pu établir, c’est qu’il ne s’agissait pas d’un conflit au sein de l’école », a-t-il poursuivi.
En 2000, une fusillade à Rafael Calzada avait fait un mort, et trois morts dans une deuxième en 2004 à Carmen de Patagones. Toutes deux sont situées dans la province de Buenos Aires. « Il est très difficile de trouver une explication à ce genre d’événements, et plus encore lorsqu’ils se produisent dans le cadre scolaire », a encore estimé Pablo Cococcioni. « C’est quelque chose de totalement extraordinaire et que nous n’aurions jamais imaginé. »






