Au commencement était une simple rumeur. Le pape, disait-on dans le Borgo, dont les ruelles bordent les hauts murs du Vatican, et dans les cafés, où s’échangent informations et anecdotes, devait visiter un pays européen en mars. Un voyage rapide, dans un pays voisin, avant la grande tournée en Afrique prévue en avril. Quand il est apparu que cette visite pourrait avoir lieu à Monaco, petit Etat de 2 kilomètres carrés enclavé en France, diplomates romains et évêques français n’y ont pas cru. Que pouvait aller faire le pape dans un Etat connu surtout pour ses casinos, ses yachts et ses milliardaires venus y vivre autant pour le climat que pour la fiscalité favorable ? Certes, François, son prédécesseur, s’était engagé à s’y rendre, mais ça ne s’était jamais fait.
L’information a pourtant été très vite confirmée par une annonce officielle qui a stupéfié bien des observateurs : le pape Léon XIV devait bien aller, le samedi 28 mars, faire une visite sur le Rocher. Selon une source monégasque, la nouvelle, pourtant attendue de longue date, a surpris jusqu’au palais princier. La visite du prince Albert II au Vatican et l’invitation officielle qu’il avait lancée au pape Léon XIV à cette occasion n’avait eu lieu, après tout, que le 17 janvier.
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