« Pas de rois, pas d’ICE, pas de guerre » : des millions de manifestants, dont des célébrités comme Bruce Springsteen ou Robert De Niro, ont défilé samedi 28 mars à travers les Etats-Unis contre Donald Trump, sa politique anti-immigration et sa guerre contre l’Iran.
A Minneapolis, Philadelphie ou Boston, des participants ont manifesté avec des pancartes arborant messages antiguerre et symboles de paix, après un mois de conflit au Moyen-Orient et à l’approche des élections de mi-mandat en novembre.
Le mouvement No Kings (« pas de rois ») a revendiqué une affluence record pour cette troisième journée de mobilisation contre le républicain en l’espace d’un an, avec, selon lui, au moins huit millions de protestataires dans plus de 3 300 cortèges.
Cela correspond à une augmentation estimée à un million de participants et 600 cortèges supplémentaires par rapport à la journée précédente, en octobre 2025. Ce mouvement s’est affirmé comme le plus important fédérateur de contestation depuis le retour du milliardaire républicain à la Maison Blanche.
Les autorités américaines ne fournissent quant à elles aucun chiffre officiel.
Minneapolis, épicentre en début d’année de l’offensive anti-immigration du gouvernement américain, a été choisie comme point névralgique de la mobilisation samedi, avec sa ville jumelle, Saint Paul, où 200 000 personnes ont manifesté, selon No Kings.
La légende du rock Bruce Springsteen y a interprété sa chanson Streets of Minneapolis, écrite en hommage aux deux Américains tués par des agents fédéraux lors d’opérations de la police de l’immigration, Renee Good et Alex Pretti.
Sur les marches du Capitole de l’Etat, une grande bannière résumait l’état d’esprit général : « La révolution débute au Minnesota ».










