La Hongrie accusée d’informer la Russie ; Bruxelles exige des clarifications
Ces informations ont suscité de vives réactions à Bruxelles, où de nombreux responsables restent très remontés, après un sommet jeudi lors duquel la Hongrie a bloqué un prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine, envahie par la Russie depuis le début de 2022.
La Commission attend du gouvernement hongrois « qu’il apporte des clarifications nécessaires », a déclaré une porte-parole de l’exécutif européen, Anitta Hipper. « Une relation de confiance entre les Etats membres ainsi qu’entre eux et les institutions est fondamentale pour le bon fonctionnement de l’UE », a-t-elle insisté, lundi. Les allégations contre la Hongrie ont également été qualifiées de « très graves » par l’Allemagne.
En campagne pour les législatives du 12 avril, le premier ministre hongrois, Viktor Orban, a dénoncé une « attaque grave » contre la Hongrie, évoquant, sans preuves, une mise sur écoute de son chef de la diplomatie, Peter Szijjarto.
Le premier ministre polonais, Donald Tusk, a jugé que l’article du Washington Post « ne devrait surprendre personne. Nous le soupçonnons depuis longtemps ». C’est « l’une des raisons pour lesquelles je prends la parole uniquement lorsque c’est strictement nécessaire et que je ne dis que le strict nécessaire », a-t-il affirmé sur son compte X. Selon Politico, l’UE a décidé de restreindre l’accès de la Hongrie aux informations sensibles et privilégie des réunions en format réduit.
Politico ajoute que l’accès du parti allemand d’extrême droite AfD à des documents confidentiels de l’UE suscite des inquiétudes quant à de possibles fuites vers la Russie. « Le problème, c’est que nous avons un parti, l’AfD, pour lequel il existe des soupçons fondés de fuites d’informations vers la Chine ou la Russie », a résumé le député écologiste Anton Hofreiter, président de la commission des affaires européennes du Bundestag, cité par la publication.













