Des dépôts de carburant en feu plongent Téhéran dans le noir en plein jour
Les habitants de Téhéran se sont réveillés, dimanche matin, avec l’impression d’être encore en pleine nuit, une épaisse fumée noire qui se dégage de plusieurs dépôts pétroliers attaqués plongeant la capitale iranienne dans l’obscurité.
A 8 heures (heure de Paris), des véhicules étaient toujours obligés de rouler avec les phares allumés sur l’avenue Valiasr, longue de 17 kilomètres, qui traverse la capitale iranienne du nord au sud. Un temps pluvieux avec d’épais nuages gris ajoute encore plus de confusion à la raison de cette obscurité inhabituelle. Dans le ciel, ces nuages s’entremêlent aux épaisses fumées noires de dépôts pétroliers toujours en feu.
Le pétrole se consume toujours sur l’un des quatre dépôts de carburant touchés à Téhéran, lesquels ont fait au moins six morts et une vingtaine de blessés, selon les autorités. L’Agence France-Presse a vu des flammes reprendre de plus belle et crépiter plus de douze heures après les frappes israéliennes.

Le gouverneur de la province de Téhéran, Mohammad Sadegh Motamedian, cité par l’agence IRNA, a annoncé dans la matinée que la distribution d’essence était « temporairement interrompue » mais appelé la population à ne « pas s’inquiéter ». La distribution est désormais limitée à 20 litres par véhicule. Dimanche, de longues files d’attente s’étendent le long des stations-service de Téhéran.











