Je n’ai pas passé beaucoup de temps à Zaporijia, mais j’ai vu une ville à peu près normale, où cafés et magasins sont ouverts, des passants dans les rues, une circulation automobile plus fluide qu’avant l’invasion. Certains quartiers, notamment celui qui se trouve à proximité des grandes usines, portent des marques de frappes aériennes. Les hauts-fourneaux de Zaporijstal, que j’ai visités à la fin de janvier, fonctionnent toujours à plein régime.
Les nuits sont, par contre, souvent pénibles, avec beaucoup d’alertes aériennes, des bruits d’explosion. Et les habitants ont peur de voir apparaître des drones FPV chassant les piétons ou les véhicules, ce « safari humain » que subissent les habitants de Kherson, Nikopol et d’autres villes très proches du front. Pour l’instant, ce n’est pas une réalité à Zaporijia.
Tendance
- A la galerie Jocelyn Wolff, à Paris, l’artiste Miriam Cahn ausculte les objets du quotidien, tout sauf anodins
- Guerre au Moyen-Orient : les économies du Golfe au bord de l’asphyxie
- Iegor Gran, l’un des écrivains les plus drôles du moment, en quatre mots-clés
- A Strasbourg, Olivier Py fait resurgir des eaux un ténébreux « Roi d’Ys »
- Derrière les attaques de prisons de 2025, un organisateur-clé et l’ombre persistante de la DZ Mafia
- le bassin minier du Kazakhstan qui fournit la France en titane suffoque sous un nuage de pollution
- Explosion devant une école juive d’Amsterdam, la maire dénonce « un acte lâche d’agression » contre la communauté juive
- La Corée du Nord a tiré une dizaine de missiles balistiques en direction de la mer du Japon













