Le président ukrainien se réjouit de la signature d’un accord de défense pour 10 ans avec la Bulgarie
L’Ukraine et la Bulgarie, un important fabricant d’armes, ont signé lundi un accord de défense pour 10 ans, a annoncé Volodymyr Zelensky lors d’une visite à Kiev du premier ministre bulgare par intérim, Andrey Gyurov.
Lors d’une conférence de presse à l’issue de leur rencontre, le président ukrainien s’est dit « très heureux » de cet accord, estimant qu’il marquait la « continuation » du soutien militaire de Sofia à l’Ukraine. L’accord aborde « la production conjointe, sur le territoire de nos pays, de différents types d’armes, y compris de drones », a-t-il ajouté, affirmant que Sofia avait accepté de participer à « un programme de coproduction » en la matière.
Selon M. Zelensky, la durée de cet accord doit permettre de « systématiser » la coopération sécuritaire, afin de suivre notamment les évolutions technologiques rapides dans le secteur des drones. De l’époque de la Guerre froide, la Bulgarie, membre aujourd’hui de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) et de l’Union européenne (UE), a hérité de vastes complexes militaro-industriels produisant des munitions et des armes aux normes soviétiques utilisées également par l’armée ukrainienne.
D’après le gouvernement bulgare, près de 4 % du PIB national provient de l’industrie de défense. Sofia a envoyé d’importantes quantités d’armes à Kiev.
Le premier ministre bulgare par intérim, Andrey Gyurov, s’est rendu en Ukraine avec plusieurs autres ministres de son gouvernement, notamment ceux des affaires étrangères, de la défense et de l’énergie. Il a salué l’accord de défense comme étant le « fruit d’une longue préparation ». « Il ne s’agit pas d’une simple formalité, mais d’un engagement commun en faveur de notre sécurité euro-atlantique », a-t-il affirmé, lors de sa conférence de presse avec M. Zelensky.
Selon lui, l’accord offre aux deux pays « la possibilité d’améliorer leurs capacités à appréhender » de nouvelles menaces et à « agir rapidement » pour se protéger et « assurer une rentabilité économique ». « De nombreux axes de coopération s’offrent à nous en matière de recherche, d’innovation et de transfert de technologies », a-t-il poursuivi, évoquant la possibilité de coproductions fondées sur « les capacités et l’expérience acquises par l’Ukraine au combat ».










