Lorsqu’il met en avant son bilan, le maire sortant d’Epinal, Patrick Nardin (divers droite), qui se présente à nouveau dans la cité vosgienne, vante les mérites de la ferme publique maraîchère installée durant son mandat, qui fournit en fruits et légumes les écoles primaires, centres de loisirs et maisons pour personnes âgées de la ville. Une petite révolution pour cette commune de 30 000 habitants, qui lui permet aujourd’hui de tendre vers un approvisionnement 100 % bio.
D’un tout autre bord politique, Arnaud Levitre, le maire communiste d’Alizay, dans l’Eure, lui aussi candidat à sa succession, a emprunté un chemin similaire pour passer la cantine de ce village de 1 600 habitants au 100 % bio (contre 16 % en 2022). A Toulouse, c’est une équipe municipale de droite qui a installé une régie produisant des légumineuses et du blé bio, utilisé pour les pâtes et le pain servis dans ses écoles. Ces trois exemples illustrent à quel point le sujet de l’alimentation, lorsqu’il est traité localement, dépasse les clivages habituels entre partis politiques.
Prérogative très visible et concrète des maires, la gestion des cantines des crèches et des écoles primaires – les restaurants des collèges et lycées relevant de la compétence des départements et des régions –, ainsi que des établissements pour personnes dépendantes, est l’un des enjeux de ces élections municipales, avec des débats portant sur la tarification sociale, voire sur la gratuité des repas pour les familles les plus modestes (ou pour tous, comme proposé par le candidat de la droite et du centre à Lyon, Jean-Michel Aulas), ou sur la hausse des achats de produits bio.
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