Des navires de pays « alliés » de l’Iran autorisés à traverser le détroit d’Ormuz, selon des données de suivi
L’Iran sélectionne les navires de pays « alliés » autorisés à traverser le détroit d’Ormuz, dont la circulation est verrouillée par les autorités de la République islamique, montraient, mardi, des données de suivi.
Au moins cinq navires ont quitté la voie maritime stratégique, par laquelle transite en temps normal près de 20 % du pétrole brut mondial et du gaz naturel liquéfié, en passant par les eaux iraniennes les 15 et 16 mars, a précisé, mardi, la société de renseignement maritime Windward, dans un rapport d’analyse. « Cette nouvelle route illustre la manière dont le blocus sélectif de l’Iran a évolué pour permettre le transit de ses alliés et soutiens », a-t-elle déclaré.
Au moins quatre navires ont quitté le détroit d’Ormuz par le chenal Larak-Qeshm, près des côtes iraniennes, au cours des deux jours précédents, complète une note publiée par Natasha Kaneva, analyste matières premières à la banque J.P. Morgan.
« Il ne s’agit pas d’une route standard pour les navires. Cela pourrait refléter une procédure visant à confirmer la propriété du navire et la nature de la cargaison, permettant le passage des navires qui ne sont pas affiliés aux Etats-Unis ou à leurs alliés », a-t-elle dit à l’Agence France-Presse.
Les navires comprenaient notamment un pétrolier battant pavillon pakistanais, qui a traversé le détroit avec son système d’identification automatique activé, selon une publication de la plateforme grecque MarineTraffic, alors que la plupart des navires le laissent éteint pour éviter d’être pris pour cible.
La majeure partie du brut transitant par le détroit d’Ormuz était destinée à l’Asie, principalement à la Chine, a encore ajouté Natasha Kaneva.
Un navire appartenant à des intérêts turcs a également pu franchir le détroit avec l’autorisation de l’Iran, avait déclaré, vendredi, le ministre turc des transports, Abdulkadir Uraloglu.











