Dans une campagne municipale tourmentée par le meurtre du jeune militant d’extrême droite Quentin Deranque, survenu le 12 février, les candidats à la mairie de Lyon ont unanimement condamné les violences politiques, beaucoup dénoncé le positionnement de leurs adversaires, mais finalement assez peu abordé les moyens d’appréhender et d’endiguer les activités problématiques et dangereuses des groupuscules extrémistes, de droite et de gauche.
Une seule candidate a formulé une proposition concrète, en réaction directe au drame qui a bouleversé la capitale des Gaules. Au lendemain de la rixe entre groupes rivaux, suivie de l’agression mortelle de membres présumés de la Jeune Garde, Nathalie Perrin-Gilbert (divers gauche, soutenue par le Parti radical de gauche) a suggéré la création d’un « observatoire public de prévention et d’action contre les extrémismes », qui consisterait à suivre l’activité de tous les groupuscules extrémistes, afin d’élaborer des mesures municipales. « Nous payons aujourd’hui des rapports de violence qui se sont installés dans notre ville depuis des années, et qui n’ont pas été administrés », déplore Nathalie Perrin-Gilbert, ancienne adjointe à la culture (2020-2024) du maire écologiste Grégory Doucet, et ex-maire du 1er arrondissement (2001-2020).
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