Près de trois mois ont passé depuis l’enlèvement de Nicolas Maduro en plein cœur de Caracas, soit une éternité au rythme où vont les choses dans l’Amérique de Donald Trump. Le président déchu du Venezuela comparaissait pour la deuxième fois devant la justice des Etats-Unis, jeudi 26 mars.
Ni lui ni sa femme, Cilia Flores, n’ont pris la parole. Ils avaient protesté de leur innocence lors de la première comparution, plaidant non coupable pour tous les chefs : ils sont tous deux accusés de conspiration pour importation de cocaïne aux Etats-Unis et de détention de mitrailleuses et d’engins explosifs ; Nicolas Maduro est, pour sa part, poursuivi pour conspiration narcoterroriste.
Alors que des partisans pro et anti-Maduro, séparés par des barrières, s’étaient réunis devant le tribunal de Manhattan, à New York, la salle s’est, elle, attardée à jauger l’état de forme des deux détenus. Leur dernière apparition en public remontait à leur présentation au juge new-yorkais, Alvin Hellerstein, 92 ans, le 5 janvier. Le centre de détention de Brooklyn, où le couple est détenu, et qui accueille souvent des prisonniers célèbres, est tristement réputé pour ses conditions de vie déplorables, sa nourriture périmée, le bruit permanent, auxquels s’ajoute pour ce type de détenus un isolement quasi total, pour des raisons de sécurité. Par ailleurs, les deux époux ne peuvent vraisemblablement pas se voir au quotidien, les femmes et les hommes étant dans deux bâtiments séparés.
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