« On est tous dans le même bateau ! », lance le ministre de l’enseignement supérieur, Philippe Baptiste, à la dizaine d’agents du Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous) de Créteil venus à sa rencontre, jeudi 12 février, à Villetaneuse (Seine-Saint-Denis), sur le campus de l’université Sorbonne Paris Nord.
« Vous êtes là, ça nous rassure de voir qu’on n’est pas tout seuls », lui confie un responsable des approvisionnements. « Ici, 70 % des étudiants mangent déjà pour 1 euro. C’est l’université où il y a le plus de fréquentation à ce tarif, déclare la responsable de la cafétéria. Les 30 % supplémentaires, ce sont des étudiants qui ramènent un repas de chez eux, et ces 30 %, on sait qu’on va les récupérer dans notre restaurant. On a peur de ne pas y arriver. »
Pour tenter de répondre aux inquiétudes des personnels dans la perspective de la généralisation du repas à 1 euro à tous les étudiants, au mois de mai, le ministre a annoncé que 20 millions d’euros supplémentaires seraient dégagés pour « accompagner » les restaurants universitaires, notamment en recrutant de nouveaux agents. Une somme qui viendra s’ajouter aux 30 millions d’euros déjà fléchés dans le budget 2026, destinés à compenser le manque à gagner des Crous, puisque, jusqu’ici, les non-boursiers s’acquittaient de 3,30 euros par repas.
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