Coup de théâtre : Laurence des Cars, patronne du Louvre, a présenté sa démission mardi 24 février, au président de la République, qui l’a acceptée. Emmanuel Macron a salué un « acte de responsabilité », le musée ayant « besoin [d’une] nouvelle impulsion pour mener à bien des grands chantiers de sécurisation, de modernisation et le projet Louvre – Nouvelle Renaissance », a réagi dans la foulée l’Elysée. Un sacré revers pour cette spécialiste du XIXᵉ siècle au CV cinq étoiles, qui a présidé l’Orangerie en 2014 puis le musée d’Orsay en 2017, avant de devenir en 2021, à l’âge de 54 ans, la première femme à diriger le musée le plus fréquenté du monde.
Depuis le spectaculaire vol, le 19 octobre 2025, des joyaux de la Couronne, qui a mis au jour les failles béantes de sûreté du Louvre, et la grève perlée déclenchée mi-décembre, contraignant le musée à fermer à quatre reprises et entraînant plus de deux millions d’euros de perte, les jours de Mme Des Cars étaient comptés.
La pression s’était intensifiée ces dernières semaines, de nombreux élus soulevant la question de son éviction. « Très clairement, il y a une liste de défaillances qui auraient déjà conduit dans pas mal de pays et d’établissements à un départ depuis longtemps », martèle le député Alexandre Portier (Les Républicains), qui pilote la commission d’enquête sur la sécurité des musées.
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