Depuis l’annonce par l’armée américaine, à la fin janvier, du début du processus de transfert vers l’Irak des membres présumés de l’organisation Etat islamique (EI) incarcérés dans le nord-est de la Syrie, les pays occidentaux et de la région ne se bousculent pas pour rapatrier leurs ressortissants. Seule la Turquie semble faire exception, si l’on en croit une information du média en ligne Kisa Dalga, reprise par plusieurs sites d’informations. Citant des discussions entre Ankara, Bagdad et Washington, la journaliste Hale Gönültas indique que la Turquie cherche à obtenir le retour de ses citoyens sur son sol. Turcs, Irakiens et émissaires américains se seraient mis d’accord pour que les prisonniers soient jugés pour « crimes contre l’humanité » et « génocide ».
A ce jour, 2 000 citoyens turcs, ayant révélé leur identité, seraient détenus en Syrie. Un chiffre à prendre avec précaution : toutes les personnes incarcérées n’ont pas fourni avec précision leur nationalité, et certaines ont pu donner des informations fausses ou incomplètes. Sur instruction de l’EI, des membres de l’organisation ont, par ailleurs, dissimulé leur nationalité pour éventuellement garantir leur sécurité après leur libération.
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