Paris, gare de Lyon, vendredi 27 février. Arrêt casse-croûte avant le train pour Montpellier. Le regard se pose sur des unes de journaux vintage affichées aux murs. Comme en préambule au rendez-vous prévu ressort celle de Paris Match consacrée aux « 25 Français de 1976 », avec la photo d’un couple souriant, Miou-Miou et Julien Clerc. Et vivant D’amour et d’eau fraîche, comme le titre du film qu’ils ont alors tourné, le seul rôle à l’écran qu’ait tenu le chanteur. Cette année-là fut charnière pour lui : après avoir bâti son ascension avec deux paroliers, Etienne Roda-Gil (1941-2004) et Maurice Vallet (1946-2017), le compositeur et pianiste décide de se diversifier en faisant appel à Maxime Le Forestier et, surtout, à Jean-Loup Dabadie (1938-2020), qui va bientôt lui apporter le texte de Ma préférence (1978).
Sa plus populaire chanson, si l’on se fie aux plateformes en ligne, fait évidemment partie – avec Ce n’est rien, Si on chantait ou Mélissa – de la dizaine de titres que Julien Clerc juge inenvisageable de ne pas interpréter dans un tour de chant. « D’autres vont et viennent, sortent et reviennent », ajoute-t-il dans sa loge, après avoir quitté, à Montpellier, la scène de l’Opéra Berlioz, à la fois antique et futuriste avec ses loges suspendues au paradis. Un titre constitue néanmoins une exception : L’Assassin assassiné (1980), rendu caduc par l’abolition de la peine de mort en France en 1981.
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