La start-up d’intelligence artificielle (IA) fondée par Yann Le Cun est une société de droit français avec son siège à Paris. Mais ce projet de l’ex-directeur de la recherche en IA de Meta, affiche des ambitions mondiales : « Nous voulons être une entreprise globale basée en Europe », explique Alexandre LeBrun, le directeur général de la société, baptisée AMI (Advanced Machine Intelligence), dont M. Le Cun présidera le conseil d’administration. Signe de cette volonté planétaire, explique M. LeBrun, les fondateurs ont cherché un certain « équilibre » géographique parmi les investisseurs de la première levée de fonds de 890 millions d’euros, annoncée mardi 10 mars par l’entreprise, valorisée 3 milliards d’euros.
Dans ce tour de table, on trouve des acteurs européens (les fonds Cathay Innovation et Hiro Capital, les groupes Dassault et Mulliez ou le fondateur de Free Xavier Niel, actionnaire à titre individuel du Monde), mais aussi américains (le fonds Greycroft, l’industriel des puces Nvidia ou le fonds du fondateur d’Amazon, Jeff Bezos) et asiatiques (le fonds du groupe automobile Toyota ou le géant de l’électronique Samsung). Dans un monde de l’IA « de plus en plus bipolaire » autour des poids lourds que sont Etats-Unis et de la Chine, l’Europe peut incarner une voie alternative, comme une « nouvelle Suisse », sourit M. LeBrun.
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