Le changement de culture au sein de Kering est radical. Et cela s’est vérifié lors de la présentation des résultats annuels, mardi 10 février. Appelé par François-Henri Pinault à la rescousse pour redresser son groupe de luxe en perdition, Luca de Meo, directeur général depuis septembre 2025, dévoilera sa feuille de route le 16 avril, à Florence, devant un parterre d’analystes financiers. Mais, sans attendre cette date, l’ancien patron de Renault a déjà commencé à définir le positionnement de ses marques et à redessiner les contours du groupe.
Car ce que M. de Meo qualifie d’« “engineering” de tous les systèmes » s’impose. En 2025, les ventes de Kering ont dévissé de 13 % pour atteindre 14,7 milliards d’euros, contre plus de 20 milliards d’euros en 2022. Sa principale marque, Gucci, a vu son activité plonger de 22 %, à 6 milliards d’euros, tandis que le chiffre d’affaires d’Yves Saint-Laurent a dévissé de 8 %, à 2,6 milliards. Au cours de l’exercice, le résultat opérationnel a été amputé d’un tiers, atteignant 1,6 milliard d’euros contre 2,44 milliards en 2024. Le résultat net du groupe s’est quasiment écroulé de moitié, à 532 millions d’euros contre 1,2 milliard en 2024.
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