Un nouveau pas a été franchi dans l’escalade militaire entre le Pakistan et l’Afghanistan, lundi 16 mars. Les talibans accusent l’armée pakistanaise d’avoir bombardé un centre de réhabilitation pour toxicomanes à Kaboul qui aurait pris feu, provoquant la mort de 400 civils et 250 blessés, selon le ministère de la santé. Plusieurs fortes explosions ont retenti vers 21 heures dans le centre de la capitale afghane, provoquant des scènes de panique chez les passants qui se promenaient après la rupture du jeûne du ramadan.
Islamabad accuse le gouvernement afghan de « fausses déclarations », assurant mener « des frappes aériennes de précision », visant des installations militaires et terroristes, dépôts de munitions, infrastructures techniques, atelier d’assemblage de drones à Kaboul et à Nangarhar, sans « dommage collatéral ». L’armée pakistanaise aurait aussi visé des postes frontières afghans. « Le régime pakistanais a une nouvelle fois violé l’espace aérien afghan, a déclaré sur X le porte-parole du gouvernement, Zabihullah Mujahid. Nous condamnons ce crime et le qualifions d’acte inhumain violant tous les principes. »
Il vous reste 76.4% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.














