La dernière fois que la région était aux mains des conservateurs, Helmut Kohl était chancelier, et le siège du gouvernement fédéral se trouvait encore à Bonn. C’est dire toute la portée du scrutin qui s’est tenu dimanche 22 mars en Rhénanie-Palatinat, un Land allemand proche de la frontière française, tenu par les sociaux-démocrates du SPD depuis 1991. Les conservateurs de l’Union des démocrates-chrétiens (CDU) l’ont emporté, selon des résultats provisoires dimanche soir, avec 31 % des suffrages (+ 3,3 points par rapport à 2021), contre près de 25,9 % pour le SPD (- 9,8), tandis que le parti d’extrême droite Alternative für Deutschland (AfD) a plus que doublé son score en cinq ans, avec près 19,5 % des voix (+ 11,2), confirmant ainsi sa percée dans l’ouest de l’Allemagne.
Pour le chancelier conservateur, Friedrich Merz (CDU), le scrutin revêtait une dimension particulière. Son parti avait essuyé une défaite cuisante lors d’une autre élection régionale, le 8 mars, dans le Bade-Wurtemberg, alors que les sondages le donnaient en tête depuis des semaines. M.Merz était mis au défi de montrer qu’il était encore capable de gagner une élection, en particulier dans l’ouest du pays, et alors que l’AfD talonne la CDU dans les sondages au niveau fédéral. Trois autres scrutins régionaux sont programmés cette année, tous trois dans l’est de l’Allemagne, dont deux pourraient être gagnés par l’AfD.
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