Ils sont ce que les cercles éducatifs désignent comme les « situations aberrantes » de la carte des réseaux d’éducation prioritaire. Des collèges dont l’indice de position sociale (IPS) est inférieur à 80, les situant parmi les 9 % les plus défavorisés du pays, mais exclus de l’éducation prioritaire et donc privés des moyens afférents. Des établissements qui réclament et attendent depuis plusieurs années une révision de la carte établie en 2015 et gelée depuis, dont les espoirs ont été douchés par le ministre de l’éducation nationale, Edouard Geffray, qui a déclaré début décembre 2025 ne pas être en mesure d’engager ce chantier avant 2027 en raison des élections municipales puis de la présidentielle. Le ministère en a listé 21, « dont la situation s’est fortement dégradée depuis la dernière carte », selon les mots d’Edouard Geffray dans Le Figaro, vendredi 16 janvier, et à qui le ministre veut néanmoins « proposer des solutions ».
Ces dernières ont été présentées aux organisations syndicales vendredi 16 janvier dans la matinée et rendues publiques dans la foulée. Pour le ministère, il s’agit de déployer des moyens afin que les collèges ciblés se « rapprochent » de l’éducation prioritaire, sans en faire formellement partie. En l’absence de révision de la carte, il est en effet impossible de leur faire intégrer le périmètre de cette politique, dans la mesure où la règle édictée Rue de Grenelle veut que la proportion d’élèves en bénéficiant reste stable : aucun établissement ne peut donc y entrer sans qu’un autre n’en sorte.
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