Des médias iraniens ont annoncé, samedi 14 mars, que deux joueuses de l’équipe nationale féminine de football qui a disputé la Coupe d’Asie en Australie, ainsi qu’un membre de l’encadrement, avaient retiré leur demande d’asile dans ce pays. Sept membres de la délégation féminine iranienne – six joueuses et un membre du staff – avaient demandé refuge à l’Australie après avoir été qualifiés de « traîtresses en temps de guerre » dans leur pays pour avoir refusé de chanter l’hymne national avant un match contre la Corée du Sud, dans le contexte du conflit au Moyen-Orient.
L’une des joueuses avait retiré sa demande plus tôt dans la semaine et avait rejoint le reste de l’équipe qui rentre en Iran via la Malaisie.
La télévision d’Etat IRIB a affirmé samedi que « deux joueuses et un membre du staff technique » de l’équipe nationale avaient également « renoncé à leur demande d’asile en Australie et sont actuellement en route pour la Malaisie ». Elle a diffusé une photo des trois femmes – portant le hijab islamique – apparemment sur le point d’embarquer dans un avion. Le reste de l’équipe se trouverait toujours dans la capitale malaisienne Kuala Lumpur, dans l’attente de son retour en Iran.
Accusations de pression sur les athlètes
Selon les autorités australiennes, la première femme à être revenue sur sa demande d’asile a révélé la localisation de ses coéquipières ayant demandé l’asile lorsqu’elle a contacté l’ambassade d’Iran en Australie. Les footballeuses ont alors été contraintes de quitter leur résidence sécurisée.
Les organisations de défense des droits humains ont à maintes reprises accusé les autorités iraniennes de faire pression sur les athlètes à l’étranger en menaçant leurs proches ou en saisissant leurs biens s’ils font défection ou tiennent des propos hostiles à la République islamique.
Le premier ministre australien, Anthony Albanese, a salué le courage de ces femmes, promettant qu’elles seraient accueillies à bras ouverts.
Le président de la Fédération iranienne de football, Mehdi Taj, a de son côté mis en doute la participation de l’équipe masculine à la Coupe du monde organisée cet été aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada.












