Il se présente comme une sorte de « community manager », recruté par deux commanditaires anonymes sur Signal pour ses talents informatiques et son expérience de régisseur, pour les clips d’un rappeur marseillais. Presque un an après les attaques simultanées contre 16 prisons françaises – une trentaine de voitures de surveillants incendiées et plusieurs rafales de kalachnikov –, Imran A., 24 ans, reste, aux yeux de la justice, l’instigateur du mouvement Défense des droits des prisonniers français (DDPF). C’est avec ce sigle que la totalité des violences commises entre le 13 et le 25 avril 2025 ont été revendiquées et pour lesquelles une trentaine de personnes, pour la plupart de simples exécutants, ont été mises en examen.
Pour qui travaillait-il ? Etait-il au service de la DZ Mafia, comme le pensent les enquêteurs ? Les investigations, selon les éléments recueillis par Le Monde, n’apportent pas de réponse définitive à ces questions. Il ne fait, en tout cas, pas partie des 42 personnes interpellées par la gendarmerie, mardi 10 mars, dans le cadre d’une vaste opération censée viser la structure de cette puissante organisation criminelle.
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