Des personnalités politiques de gauche, des défenseurs chevronnés des droits humains, mais aussi des syndicalistes, des artistes et des influenceurs : plus de 500 personnes provenant d’une trentaine de pays d’Amérique latine, d’Amérique du Nord et d’Europe sont attendues à Cuba pendant le week-end, dans le cadre d’une opération internationale de solidarité en faveur de l’île, en proie à une grave crise énergétique exacerbée par le blocus pétrolier décrété en janvier par les Etats-Unis.
Les premiers membres de cette caravane humanitaire, baptisée « Nuestra America » (« Notre Amérique ») – titre d’un essai du penseur José Marti (1853-1895), héros de l’indépendance cubaine –, sont arrivés à La Havane, mercredi 18 mars. Cette centaine de militants, venus principalement d’Europe, ont remis aux autorités cubaines 5 tonnes de médicaments et de matériel médical destiné aux hôpitaux.
Ils ont été rejoints dans le courant de la semaine par d’autres groupes, arrivés en avion ou en bateau dans la capitale cubaine. « Il y a des coupures d’électricité tout le temps. Des gens meurent faute de soins : c’est inadmissible », s’insurge, au téléphone, Medea Benjamin, cofondatrice de l’organisation pacifiste américaine CodePink : Women for Peace. La politique de Donald Trump à l’égard de Cuba « ne représente pas le peuple américain », martèle cette militante féministe, dont l’ONG fait partie des initiateurs du convoi international et a affrété deux avions pour faire la courte traversée du détroit de Floride, vendredi, entre Miami et La Havane.
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