L’ambiance feutrée de la Rue Cambon est bousculée. « C’est l’effervescence sur nos boucles de discussions », relate un magistrat financier après l’annonce, lundi 9 février, de la nomination à venir d’Amélie de Montchalin comme première présidente de la Cour des comptes. Une nomination politique qui alimente les inquiétudes en interne quant à l’impartialité et au positionnement futurs de l’institution. L’actuelle ministre de l’action et des comptes publics se trouve placée à la tête d’une maison qui aura son mot à dire sur les budgets que cette économiste a elle-même fait adopter mais aussi sur des politiques qu’elle a portées à Bercy ou dans ses précédentes fonctions ministérielles.
Dès l’annonce du nom de la successeure de Pierre Moscovici, des magistrats se sont ainsi transmis le message publié sur X par Eric Coquerel, dans lequel il demande « solennellement » à Emmanuel Macron de « revenir » sur son choix de nommer l’une de ses fidèles. « La Cour et le HCFP [Haut Conseil des finances publiques] qu’elle présiderait automatiquement ne peuvent souffrir du soupçon légitime d’être juge et partie », a critiqué le président (La France insoumise) de la commission des finances de l’Assemblée nationale.
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