Saisi par le New York Times en décembre, un juge fédéral américain a bloqué, vendredi 20 mars, la nouvelle politique du Pentagone limitant l’accès de la presse, estimant qu’elle « viole » plusieurs amendements à la Constitution américaine, notamment le Premier, garantissant la liberté d’expression.
Dans un document, presque unanimement rejeté en octobre par la presse américaine et internationale, dont l’Agence France-Presse (AFP), le ministère de la Défense demandait aux journalistes accrédités de ne plus solliciter ni publier certaines informations sans autorisation explicite de sa part, au risque de perdre leur accréditation.
« Ceux qui ont rédigé le Premier amendement pensaient que la sécurité d’une nation exige une presse libre et un peuple informé et que cette sécurité était mise en péril en cas de répression par le gouvernement du discours politique », a écrit le juge dans sa décision. « Ce principe a préservé la sécurité de la nation pendant presque 250 ans. Il ne doit pas être abandonné maintenant », a-t-il ajouté.
« Le tribunal est conscient que la sécurité nationale doit être protégée, de même que la sécurité de nos troupes et les plans de guerre », explique le magistrat. « Mais en particulier à la lumière de la récente incursion au Venezuela (en janvier) et de la guerre en cours en Iran, il est plus important que jamais que la population ait accès à une information de perspectives diverses pour savoir ce que son gouvernement est en train de faire », souligne-t-il.












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