Arthur Mensch se pose en défenseur d’une intelligence artificielle (IA) ouverte, présentée comme une solution de rechange à celle des géants américains tels OpenAI, Anthropic ou Google. Prenant souvent le contrepied des discours de certains dirigeants du secteur sur les risques extrêmes de l’IA, le fondateur de la start-up française Mistral AI met de plus en plus en avant la notion de « souveraineté » contre la « concentration » de cette technologie dans les mains d’un « oligopole ».
« Nous pensons possible de faire émerger un acteur indépendant et européen (…). Nous pouvons rivaliser avec OpenAI ou Google », expliquait au Monde Arthur Mensch, début 2024, quelques mois après le lancement de sa start-up, mi-2023. Pour se distinguer des grands groupes américains, le nouvel entrant français a d’abord diffusé des modèles d’IA plus petits et moins gourmands en ressources. Il a aussi parié sur des modèles open source, accessibles et modifiables gratuitement quand OpenAI ou Google avaient cessé de partager largement leurs recherches en IA. « C’est une manière de les diffuser largement et de créer de la demande », mais aussi « de rendre l’IA sûre car cela permet à tous les chercheurs de travailler sur la sûreté, sur le contrôle », disait-il.
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