La nuance n’est pas qu’une question de grammaire. En politique, le singulier d’une présidentielle ne ressemble pas forcément au pluriel des municipales. Dimanche, après le second tour de ce scrutin local, la victoire était fragmentée et revendiquée par tout le monde ou presque. Quand la droite brandissait son titre de champion de France des villes moyennes, le Parti socialiste (PS) bombait le torse après avoir emporté six des dix plus grandes agglomérations et La France insoumise (LFI) fêtait la prise de Roubaix, quand le Rassemblement National (RN) mettait en avant une « percée » inédite.
Dernière haie électorale avant la présidentielle, ces élections municipales marquent surtout l’accélération de la course à la candidature dans les différents camps. A gauche comme à droite, la question du mode de désignation a occupé la semaine avec les défenseurs et les opposant à une primaire. Chez LFI, ce débat n’existe pas avec un Jean-Luc Mélenchon décidé lui-même à « faire mieux », comme il l’avait évoqué le soir de son élimination en 2022, en faisant mine de passer le témoin. Même tranquillité relative au RN où Jordan Bardella attend le 7 juillet et la confirmation de la peine d’inéligibilité de Marine Le Pen pour enfiler le costume de candidat officiel.
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