Il faut mettre la Cour des comptes à l’abri des parachutages politiques, et placer « au-dessus de tout soupçon » cette institution majeure. Tel est le point de vue des sénateurs socialistes. Choqués par la nomination surprise de la ministre des comptes publics, Amélie de Montchalin, à la tête de la Cour, les 65 élus socialistes du Sénat ont déposé, mardi 17 février, une proposition de loi « visant à encadrer la nomination du premier président de la Cour des comptes ».
Il ne s’agit pas de bloquer le remplacement du premier président Pierre Moscovici par Amélie de Montchalin. La décision du chef de l’Etat a d’ores et déjà été validée par le conseil des ministres, le 11 février. L’enjeu est plutôt de tirer les conclusions des problèmes soulevés par cette nomination très politique, en posant deux principes pour l’avenir : le premier président doit être choisi parmi les cadres de la Cour des comptes, et son mandat ne doit pas durer plus de neuf ans.
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