Le président de la transition malgache, Michaël Randrianirina, avait surpris en limogeant son premier ministre, le 9 mars, cinq mois seulement après son arrivée à la tête du pays. Une semaine plus tard, il déjoue à nouveau les pronostics en nommant Mamitiana Rajaonarison, un inconnu du grand public, pour former le nouveau gouvernement.
Alors que les critiques se multiplient contre la gestion de la transition et l’intégrité de ses membres, le chef de l’Etat cherche à rassurer la société civile. « Montrez au peuple malgache que ce pays a besoin d’une personne intègre, quelqu’un qui ne peut pas être influencé ni acheté, a-t-il lancé à son premier ministre, le 15 mars, lors de la cérémonie annonçant sa nomination. Si ce que je fais n’est pas correct, dites-le moi. »
A 53 ans, Mamatiana Rajaonarison a fait l’essentiel de sa carrière dans l’administration publique, à lutter contre la corruption. En 2004, il rejoint le Bureau indépendant anticorruption à sa création en tant qu’investigateur, avant d’en devenir directeur territorial pour la province de Tuléar, dans le sud du pays, à la fin des années 2010. En 2021, il est nommé directeur du Service de renseignement financier (Samifin), une fonction qu’il occupe jusqu’à sa nomination au gouvernement et pour laquelle son travail est globalement salué.
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