Il existe aujourd’hui 376 foires d’art dans le monde. Le décompte a été effectué par Claudia Klerkx, la directrice du « vetting », le service de vérification de l’authenticité, la provenance et la qualité des quelque 15 000 objets présentés par 276 galeries à la Tefaf (The European Fine Art Fair) de Maastricht, aux Pays-Bas. Autant dire que si elle entend conserver sa place au sommet, cette institution qui offre aux participants une réputation de sérieux et un accès aux plus grandes institutions, ainsi qu’aux plus riches collectionneurs, doit maintenir le cap et se monter irréprochable, voire incontournable. « Incontournable ? Personne ne l’est. Mais nous restons sans doute les meilleurs… Nous évoluons, sans révolution », dit en souriant Boris Vervoordt, le directeur général de la foire. Dont le service communication n’est pas le seul à vanter le « très haut niveau » de cette édition 2026.
Un sondage parmi des exposants, prêts à engager quelques dizaines de milliers d’euros pour une semaine de présence, confirme que leur investissement reste payant. Même si le délai pour la conclusion des transactions s’allonge, même si certains exposants spécialisés dans les objets d’art ancien se sont retirés et si le design ou l’art tribal semblent stagner. Parmi les huit secteurs de cette gigantesque manifestation, l’art contemporain et la photographie attirent, en revanche, davantage de marchands et de curieux. Vingt-six nouveaux exposants ont encore rejoint la Tefaf cette année, après la sélection opérée par Mme Klerkx et les 250 experts répartis en 40 commissions qu’elle mobilise.
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