A 71 ans, Kevin O’Leary vient de faire ses débuts au cinéma dans Marty Supreme, de Josh Safdie. L’homme d’affaires québécois, personnalité de la télévision canadienne, a inauguré sa carrière dans le 7e art en se fendant d’un commentaire sur le débat qui agite tout Hollywood : l’incursion de l’intelligence artificielle dans la production des films. Si Marty Supreme, nommé dans neuf catégories à la cérémonie des Oscars, qui se tient dimanche 15 mars à Los Angeles, est applaudi par les cinéphiles pour son esthétique léchée, son format 35 mm et le soin apporté aux costumes et aux décors, le novice Kevin O’Leary a trouvé à y redire.
En octobre 2025, invité d’un podcast du média washingtonien The Hill, celui qui incarne un milliardaire sans scrupules, antagoniste du héros interprété par Timothée Chalamet, déclarait : « Presque chaque scène comptait jusqu’à 150 figurants. (…). Ils n’apparaissaient pas nécessairement dans le film, mais leur présence était indispensable pour animer l’arrière-plan. » Avant de s’interroger : « Pourquoi ne pas simplement les remplacer par des agents IA ? (…) Le même réalisateur, au lieu de dépenser 90 millions de dollars, aurait pu réaliser deux films pour 35 millions. »
« Certaines personnes font l’autruche devant l’intelligence artificielle, d’autres s’y opposent franchement. Beaucoup s’y intéressent, mais ne savent pas comment s’en emparer », explique le comédien Joseph Gordon-Levitt (Mysterious Skin, Inception). Avec d’autres personnalités du cinéma, dont le réalisateur Daniel Kwan et la comédienne Natasha Lyonne, l’acteur de 45 ans a cofondé Creators Coalition on AI (la coalition des créateurs sur l’Intelligence artificielle), destinée à « fédérer toutes les énergies pour défendre le facteur humain dans le processus créatif ».
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