Des accusés qui ont dû attendre le troisième jour d’audience pour livrer leur position sur les faits, alors que cela se pratique habituellement dans les premières heures du procès, des débats décousus, des interrogatoires de personnalité émiettés au gré des trous dans le planning… Très chaotique depuis son ouverture, lundi 23 mars, le procès des meneurs présumés de la DZ Mafia devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône à Aix-en-Provence a déraillé, jeudi 26 mars, avec le départ des avocats de la défense, tandis que les cinq accusés désertaient le box, criant au « procès bidon ! »
L’absence, à la reprise des débats jeudi 26 mars, d’une capitaine de police de la brigade criminelle, a mis le feu aux poudres. Rapportant, la veille, ses investigations en flagrance après le double assassinat, en août 2019 dans un hôtel Formule 1, de Farid Tir, un narcotrafiquant marseillais, et de son ami, exécutés dans leur sommeil, cette enquêtrice avait quitté le palais de justice à l’occasion d’une suspension d’audience, avant la fin de sa déposition. Sans prévenir quiconque, sans dire pourquoi, et alors que plusieurs avocats de la défense s’apprêtaient à l’interroger. Une « situation exceptionnelle », ont convenu les deux avocates générales.
Il vous reste 79.76% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.














