Un homme de 21 ans, Oumar Ndiaye, a été condamné, jeudi 12 mars, à trente ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de la Manche, à Coutances, pour le viol avec torture d’une femme à Cherbourg en 2023.
La peine, conforme aux réquisitions de l’avocat général, est assortie d’une période de sûreté de vingt ans. Elle n’a pas suscité de réaction chez l’accusé. L’agression avait eu lieu le 4 août 2023 au domicile de la victime de 29 ans. Grièvement blessée, la jeune femme avait été plongée dans le coma et subi une opération de six heures avant une hospitalisation de plusieurs semaines.
Rapidement interpellé et placé en garde à vue, M. Ndiaye, alors âgé de 18 ans, avait reconnu « laconiquement » les faits avant d’être mis en examen pour viol avec torture ou acte de barbarie, selon le procureur de Cherbourg, Pierre-Yves Marot.
La présidente a mis en avant jeudi l’extrême violence, l’absence d’empathie et la dangerosité du condamné. Selon l’avocate de la victime, Mᵉ Catherine Besson, il a été « très compliqué » pour sa cliente, dont la vie est « brisée », d’accepter de venir au procès pour faire face à l’accusé.
La jeune femme a également été « très éprouvée » par la forte médiatisation de l’affaire, qui avait suscité à l’époque des faits une vague d’indignation. Les parties civiles, la victime et leur avocate sont sorties du tribunal sans faire de déclarations. Le procès s’était ouvert mercredi, à huis clos, à la demande de la victime.
Le casier judiciaire d’Oumar Ndiaye faisait état de cinq condamnations par le tribunal pour enfants pour des faits de violences et d’atteinte aux biens. Il était également visé par une enquête pour agression sexuelle sur sa sœur.














