Vincent Clerc est le directeur général de l’armateur danois Maersk, le numéro deux du transport maritime mondial, derrière l’italo-suisse MSC. La compagnie maritime, qui exploite 700 navires, a ouvert de nouvelles routes maritimes pour contourner le détroit d’Ormuz, bloqué en raison de la guerre au Moyen-Orient, et celui de Bab Al-Mandab, à l’entrée de la mer Rouge, où se situent les rebelles houthis. Après avoir mis à l’abri ses équipages et ses navires dans la région du Golfe, l’entreprise doit désormais sécuriser ses approvisionnements en fioul, dont les stocks diminuent en Asie. Une logistique qui entraîne d’importants surcoûts.
Quelle est la situation sur place pour vos équipes ?
Notre première tâche a été de mettre en sécurité nos 6 000 collaborateurs sur place et nos 10 navires bloqués dans le Golfe. Ces derniers sont regroupés au milieu de la mer, car c’est un endroit plus sûr que les ports, qui sont attaqués. Ensuite, il a fallu s’occuper des marchandises et, maintenant, nous devons sécuriser nos approvisionnements en carburant.
Craignez-vous des pénuries de carburant ?
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