La politique d’équilibre que tente de maintenir la Turquie face à l’escalade en cours dans toute la région du Proche-Orient est bousculée après la destruction, au cinquième jour de la guerre, d’un missile balistique provenant d’Iran. L’engin qui se dirigeait vers l’espace aérien turc a été abattu, mercredi 4 mars, par la défense antiaérienne de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) positionnée en Méditerranée, ont immédiatement indiqué les autorités d’Ankara. Plusieurs sources ont précisé, un peu plus tard dans la soirée, que l’auteur du tir ayant atteint le missile était un destroyer de la marine américaine. L’incident n’a fait ni victimes ni blessés, a tenu à préciser pour sa part le ministère de la défense turc.
Un débris de missile a été retrouvé à Dörtyol, dans la province du Hatay, à la pointe sud du pays, tout proche de la frontière syrienne. L’endroit se trouve à une centaine de kilomètres de la base militaire d’Incirlik, plus à l’ouest, qui accueille plusieurs éléments de l’US Air Force, mais aussi sur la trajectoire de Chypre. Un responsable turc, cité par l’AFP, sous le couvert de l’anonymat, a estimé que le missile visait initialement l’île divisée, avant de dévier, sans plus de détails. Dimanche, la base britannique d’Akrotiri, dans la partie sud de Chypre, avait déjà subi une attaque iranienne.
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