La police britannique a annoncé vendredi 27 février avoir arrêté un homme soupçonné d’avoir dégradé dans la nuit une statue de l’ancien premier ministre Winston Churchill à Londres, recouverte d’inscriptions propalestiennes.
Sur des images diffusées par les médias britanniques, l’inscription « Criminel de guerre sioniste » est visible sur le socle de la statue, tandis que la sculpture à l’effigie de Winston Churchill est recouverte de tags à la peinture rouge, notamment le slogan « Free Palestine ».
Vendredi matin, les tags avaient été effacés du piédestal de la statue, et des agents de nettoyage s’affairaient à enlever ceux couvrant encore la sculpture, située à Parliament Square, devant le Parlement, au cœur de la capitale, a constaté un journaliste de l’Agence France-Presse.
2 700 personnes arrêtées
La police de Londres a déclaré être arrivée sur les lieux « dans les deux minutes qui ont suivi l’alerte, peu après 4 heures du matin ». « Un homme de 38 ans a été placé en garde à vue après avoir été arrêté pour suspicion de dégradation criminelle aggravée par un motif racial », ajoute la Metropolitan police.
Une vidéo, publiée sur les réseaux sociaux par le site The Canary, montre un homme monté sur le piédestal de la statue, en train de la couvrir de graffitis à l’aide d’une bombe de peinture. Il est vêtu d’une combinaison sur laquelle est écrit « I support Palestine Action » (« Je soutiens Palestine Action »).
Ce groupe propalestinien a été interdit en juillet 2025 par le gouvernement britannique, qui l’a classé comme « terroriste » peu après une intrusion et des actes de vandalisme de militants sur une base de l’armée de l’air britannique. Le gouvernement travailliste y avait vu une atteinte à la sécurité nationale. Cette interdiction a été jugée « disproportionnée » par la justice britannique le 13 février.
Plus de 2 700 personnes ont été arrêtées – dont la militante suédoise Greta Thunberg en décembre – et des centaines d’autres ont été inculpées pour avoir manifesté leur soutien au groupe, lors de nombreux rassemblements qui se sont tenus depuis l’interdiction, selon l’association Defend Our Juries qui les organise.











