Après six ans d’interruption, Air China a repris, lundi 30 mars, ses vols directs entre Pékin et la capitale nord-coréenne, Pyongyang, selon un site spécialisé, plus de deux semaines après le rétablissement récent de la liaison ferroviaire entre les capitales des deux pays.
Le premier de ces vols, le CA121, a décollé de l’aéroport international de Pékin-Capitale le 30 mars à 7 h 58 locales (1 h 58 à Paris), quelques minutes avant l’heure prévue, précise le site de suivi de vols FlightStats. Il doit atterrir à l’aéroport international Sunan de Pyongyang à 11 heures, selon le site d’Air China. Air China a prévu de relier Pékin à Pyongyang chaque lundi.
Des voyageurs à l’aéroport de Pékin formaient une file d’attente pour enregistrer leurs bagages auprès de la compagnie aérienne, ont pu constater des journalistes de l’Agence France-Presse.
Zhao Bin, un voyageur à destination de Pyongyang, a montré son billet d’avion aux journalistes. M. Zhao a déclaré qu’avec la reprise des services ferroviaires et des vols d’Air China pour les détenteurs de visas officiels, la prochaine étape pour la Corée du Nord serait probablement de relancer le tourisme pour les visiteurs chinois. « Je m’attends à ce que les liaisons ferroviaires et les vols d’Air China augmentent, et qu’il y ait davantage d’échanges et de voyages entre les populations », a-t-il ajouté.
Une liaison ferroviaire depuis le 13 mars
Des billets en classe économique étaient disponibles aux alentours de 174 euros, a constaté l’AFP, et un vol retour au départ de Pyongyang est prévu pour la mi-journée.
Précédente ouverture pour la Corée du Nord, pays très isolé, un premier train de voyageurs était parti le 13 mars de Pyongyang pour Pékin également pour la première fois depuis la fermeture des frontières imposées en 2020 à cause de la pandémie de Covid-19.
Soutien primordial, stratégique et économique pour Pyongyang, la Chine a rouvert entièrement ses frontières en 2023 et la compagnie nord-coréenne Air Koryo dessert à nouveau Pékin depuis cette date.
Mais la Corée du Nord recluse s’est montrée beaucoup plus prudente que son voisin chinois et reste réticente à délivrer des visas touristiques, alors qu’elle accueillait auparavant de nombreux touristes, principalement venus de la Chine voisine.
Ces nouvelles liaisons ferroviaires et aériennes sont donc en grande partie empruntées par des étudiants, des travailleurs et des personnes rendant visite à leur famille.







