Jamaïque, Guyana, mais aussi Honduras ou encore Guatemala… Depuis le début de l’année, la liste des pays des Caraïbes et d’Amérique latine qui, sous la pression des Etats-Unis, remettent en question leurs accords bilatéraux de coopération médicale avec Cuba, ne cesse de s’allonger. Avec, à chaque fois, la même conséquence : le départ, imminent ou déjà effectif, des équipes de soignants cubains qui avaient été envoyés par l’île castriste en mission de longue durée dans ces pays.
« Le programme a pris fin », car ses modalités étaient « en conflit » avec la législation jamaïcaine et les « meilleures pratiques internationales en matière de droit du travail », sans qu’il ait été possible de « parvenir à un accord pour y remédier », déclarait, le 5 mars, Kamina Johnson Smith, la ministre jamaïcaine des affaires étrangères, devant le Parlement de ce pays caribéen.
« Le gouvernement américain a[vait] fait part de ses inquiétudes concernant le fonctionnement des programmes médicaux cubains à travers le monde », a concédé la ministre, refusant néanmoins d’admettre que ce revirement soudain, un demi-siècle après le début de ce partenariat, avait été dicté par la Maison Blanche.
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