Une élégance disruptive
Lors de la dernière fashion week de New York, le 15 février, Rama Duwaji s’est assise au premier rang du défilé Diotima, la griffe de la créatrice jamaïcaine queer Rachel Scott. Ce n’est sans doute pas un hasard tant la jeune femme, devenue à 28 ans la plus jeune première dame de New York, sait marier mode et engagements. Le 1er janvier, lors de la prestation de serment de Zohran Mamdani, elle était apparue vêtue d’un manteau signé Renaissance Renaissance, maison de Beyrouth créée par la Palestino-Libanaise Cynthia Merhej, connue notamment pour ses prises de position contre le racisme et le sexisme.
Une artiste à part entière
Rama Duwaji s’est pourtant toujours tenue à distance de la carrière de son mari, regrettant parfois, comme en février dans The Cut (une publication en ligne du New York Magazine), d’être présentée dans les médias comme « la femme de Zohran Mamdani » et non comme une artiste – elle est illustratrice. Née au Texas de parents syriens, Rama Duwaji a grandi à Dubaï et étudié les arts en Virginie. Ses dessins, avec lesquels elle souhaite explorer les « nuances de la sororité », écrit-elle sur son site Internet, ont depuis été publiés dans The New Yorker ou The Washington Post, entre autres. Interrogée dans le magazine émirati Yung en avril 2025, elle a assumé la dimension politique de son travail : « Alors que tant de personnes sont marginalisées et réduites au silence par la peur, tout ce que je peux faire, c’est utiliser ma voix pour parler autant que possible de ce qui se passe aux Etats-Unis, en Palestine et en Syrie. »
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