Des maires sortants consolidés, des objectifs de conquête déjà envolés, et un ballottage incertain dans les métropoles du Sud : le premier tour des élections municipales, dimanche 15 mars, a donné raison aux cadres du Rassemblement national (RN) qui mettaient en garde contre tout triomphalisme.
En appelant à faire barrage aux listes de gauche au second tour, le président du parti d’extrême droite, Jordan Bardella, a rompu avec la position historique d’un mouvement qui prenait soin de ne jamais se positionner sur le spectre politique. Il a néanmoins confirmé le maintien de ses listes dans toutes les villes, y compris celles où La France insoumise (LFI) apparaît en position de s’imposer, comme Roubaix (Nord) ou Limoges.
La réélection de Louis Aliot à Perpignan, seule ville de plus de 100 000 habitants tenue par le RN, a permis à Jordan Bardella d’annoncer un succès retentissant dès sa prise de parole à 20 h 05, depuis la mairie de Beaucaire (Gard). Nelson Chaudon y a été réélu dès dimanche, de même que tous les maires lepénistes de petites villes, à l’exception de Villers-Cotterêts (Aisne), où la candidate RN, Gaëlle Lefèvre, atteint 40,09 %.
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