Donald Trump a l’habitude d’évaluer les dirigeants étrangers, à commencer par ceux qu’il reçoit. Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a bénéficié de cette coutume, mardi 3 mars, en prenant place à la Maison Blanche aux côtés du président américain. « Un ami » qui « fait du très bon boulot », « forte affinité » : l’invité a été gâté.
En retour, M. Merz a fait preuve d’une grande retenue dans ses commentaires sur la guerre déclarée le 28 février contre l’Iran. Alors que le président français, Emmanuel Macron a mentionné rapidement, mardi, dans son allocution solennelle, le droit international, cette référence a été négligée par le chancelier. Son approche pragmatique dit, en creux, un mélange de réalisme et de faiblesse européenne. Au stade avancé de l’offensive américaine et israélienne, il semble contre-productif de faire des objections de principe, alors que l’appui de Washington demeure indispensable face à la Russie.
Friedrich Merz s’est dit « sur la même longueur d’onde » avec les Etats-Unis, quant à la nécessité de se débarrasser d’un « régime terroriste terrible ». Il a aussi insisté sur le besoin de réfléchir ensemble au jour d’après. Donald Trump, lui, s’est montré confiant sur le déroulé de l’opération militaire, estimant que l’Iran perdait ses couches de protection. Quant à la suite, le milliardaire semble l’aborder avec un mélange d’improvisation et de nonchalance. « J’imagine que la pire hypothèse serait de faire tout ça et puis que quelqu’un prenne la place [pour diriger l’Iran] et soit aussi mauvais que la personne précédente », a-t-il dit.
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