L’AVIS DU « MONDE » – POURQUOI PAS
Colin (Harry Melling), jeune gay de la banlieue pavillonnaire anglaise, timide maladif vivant encore chez ses parents, fait un soir la rencontre de Ray (Alexander Skarsgard), un motard beau comme un dieu grec, tout de cuir vêtu, totalement inaccessible. Pourtant, ils se revoient. Bientôt, le gringalet s’installe chez l’apollon, à condition de jouer le jeu très codifié de la soumission. Colin obéit au doigt et à l’œil, devient le « chien » de son maître, intègre le milieu cuir et se métamorphose à vue d’œil, au grand effroi de ses parents.
Dans le vocable motard, « pillion » désigne le siège arrière des grosses cylindrées, et, par extension, aussi bien la position subalterne du passager, que la matière cuir dont sont tapissés les fantasmes. Pour son premier long-métrage, le Britannique Harry Lighton choisit ainsi de revisiter la comédie romantique sous l’angle du fétichisme BDSM. Il trouve là une façon originale de renouveler les thèmes bien connus du genre, comme la rencontre improbable, l’appariement des contraires ou la domestication du désir.
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