Mille et une nuits en 300 œuvres, voilà un programme ambitieux pour l’exposition proposée par le Louvre-Lens. Surtout lorsqu’il concerne les rapports complexes que la France a entretenus avec l’Orient, de Charles Martel (car l’exposition débute avec le Moyen Age) à Emmanuel Macron (car elle abrite aussi des artistes contemporains, une quinzaine, répartis tout au long du parcours, ce qui est assez revigorant). On relira avec profit Les Croisades vues par les Arabes (JC Lattès, 1983), d’Amin Maalouf, et on se plongera dans les récits, très nombreux, que font les voyageurs, pèlerins ou commerçants, mais aussi parfois d’anciens captifs, de leurs pénibles périples.
De même, on se souviendra du scandale international que provoqua en son temps dans la chrétienté l’alliance diplomatique, commerciale, mais aussi militaire, entre François Ier (1494-1547) et Soliman le Magnifique (1494-1566), le sultan des sultans (le mot, rappelle un utile glossaire accroché dans l’exposition, désigne d’abord un chef de guerre).
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