Dans l’opposition, le Tavini Huiraatira avait toujours fait bloc autour de son président-fondateur, Oscar Temaru. Mais depuis que ce parti indépendantiste a conquis le pouvoir, il s’est divisé en deux courants. Le président de la Polynésie française, Moetai Brotherson, est un modéré, parvenu à rassembler au-delà de l’électorat traditionnel du parti. Le président de l’Assemblée locale, Antony Géros, est un radical, partisan d’une ligne plus dure et d’une indépendance plus rapide. Les cadres du parti, comme son maillage dans les communes, sont le plus souvent proches de la ligne radicale, défendue par Oscar Temaru… dont Moetai Brotherson est le gendre.
Ces divisions, de plus en plus marquées, ont pesé sur la stratégie du parti aux élections municipales : lorsqu’un candidat, même bien implanté, était proche de la ligne modérée du Tavini, le parti en a soutenu un autre, quitte à réaliser des scores confidentiels.
A Papeete, la quadrangulaire opposait deux autonomistes et deux indépendantistes. L’autonomiste Rémy Brillant, sans étiquette partisane, était soutenu par Michel Buillard, maire sortant aux commandes de Papeete depuis 1995. Il l’emporte largement avec 43,4 % des voix. Le jeune indépendantiste Tematai Le Gayic, lâché par son propre parti, décroche à 25 ans la deuxième place (23,3 %). L’autonomiste René Temeharo, soutenu par le puissant parti Tapura, arrive troisième (22,2 %), tandis que Tauhiti Nena, pourtant soutenu par le Tavini, termine dernier avec 11 %.
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