« Je suis très opposée à la mise en place d’une police municipale ! » En 2013, au micro d’Europe 1, Anne Hidalgo, alors candidate socialiste à la Mairie de Paris, se montrait claire et ferme. Pourtant, six ans plus tard, en janvier 2019, l’édile de la capitale clamait l’inverse : « Il est temps de franchir le pas et de créer une police municipale à Paris. » Celle-ci verra le jour en 2021.
Paris est loin d’être un cas isolé. En quelques années, la gauche a changé de ton sur la sécurité locale. Brest (Finistère), la seule commune de plus de 100 000 habitants à être dépourvue de police municipale, est en passe de s’en doter. Le socialiste François Cuillandre, maire de la ville depuis 2001, s’y était jusqu’ici refusé, mais il a promis d’en instaurer une s’il est réélu.
Certains élus de gauche vont plus loin. Le maire écologiste de Bordeaux, Pierre Hurmic, a décidé en novembre 2024 de doter une partie des policiers municipaux d’armes à feu. « Ce n’est pas un engagement que j’avais pris pendant la campagne électorale », a reconnu l’édile en juillet 2025, qui plaide le pragmatisme. Autre mesure du Bordelais : le doublement du parc de caméras de surveillance. Une vraie volte-face sécuritaire.
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