L’attente a été longue au local de campagne de Laurence Ruffin, dimanche 22 mars. Entre la bière et les légumes crus du buffet, il a fallu patienter au-delà de 23 heures pour être certain de la victoire de la candidate écologiste. L’ancienne directrice d’une SCOP est arrivée, accompagnée du maire sortant, Eric Piolle, sous les cris de « On a gagné », marquant le soulagement de la foule qui s’était massée dans la petite rue de la vieille ville.
« C’est un long chemin pour en arriver là, a lancé Laurence Ruffin, sur une estrade montée au milieu de la rue. La dernière semaine a été chahutée, mais nous avons plus de dix points d’écart ! » Après avoir rappelé l’histoire de résistance de la capitale iséroise, elle a ajouté : « Aujourd’hui, Grenoble résiste à la corruption, au défi climatique, à l’entre-soi et au racisme. »
Les derniers jours ont en effet été marqués par un climat délétère entre les deux camps qui chacun s’accusaient de « mensonges et diffamations ». Jeudi 19 mars, un militant « insoumis » accusait des partisans de l’ancien maire (Les Républicains, LR) Alain Carignon de l’avoir agressé lors d’une distribution de tracts. Il dénonçait en retour des insultes à l’égard des siens. Des plaintes ont été déposées de part et d’autre.
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