Pour Didier Laguerre, la victoire a la saveur d’une belle revanche : sa formation politique, le Parti progressiste martiniquais (PPM), « remporte la ville de Fort-de-France. Or tout le monde avait prédit la fin du PPM », a déclaré, devant les caméras, le maire sortant du chef-lieu de la Martinique, dimanche 22 mars, après l’annonce des résultats du second tour des élections municipales. L’édile de 60 ans s’est vu reconduire pour un troisième mandat à la tête de cette ville de 75 000 habitants, sa liste ayant recueilli 50,1 % des suffrages exprimés, face à deux listes d’opposition qui ont fait quasiment jeu égal, avec 25,51 % et 24,39 % des voix.
D’ailleurs, la date du scrutin était hautement symbolique : « c’est l’anniversaire de la création » de ce parti de gauche, anticolonialiste et autonomiste, fondé en 1958 par Aimé Césaire (1913-2008), le poète et dramaturge qui fut maire de Fort-de-France sans discontinuer de 1945 à 2001, rappelait Didier Laguerre. « On nous annonce [la] mort » du Parti progressiste martiniquais ; « je trouve qu’il est particulièrement vivant », jubilait l’élu, sous les acclamations de ses supporteurs.
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