Lundi 16 mars en fin d’après-midi, François Cuillandre, maire de Brest (Finistère), traverse le local de campagne de sa liste rassemblant socialistes, écologistes et communistes. L’édile de 71 ans force quelques sourires pour masquer sa mine des mauvais jours. Cette conférence de presse sous le regard de dizaines des militants de gauche ressemble à un mauvais moment à passer dans sa quête d’un cinquième mandat. François Cuillandre tire une chaise, s’installe à côté de Cécile Beaudouin, la tête de liste de La France insoumise (LFI), vérifie le prénom de sa voisine avant d’annoncer la fusion de leurs listes.
Jusqu’alors, François Cuillandre était toujours sorti en tête des scrutins municipaux et imposait le tempo des campagnes. Pas cette fois. Dimanche, il n’a convaincu que 23,8 % des électeurs. Cela représente presque deux fois moins de bulletins collectés que lors de sa plus importante victoire, en 2008. Le maire de Brest court désormais derrière Stéphane Roudaut, candidat de la liste divers droite, qui a dépassé la barre des 30 %. Le Rassemblement national s’est aussi qualifié au second tour avec 11,12 % des suffrages tout comme la liste « insoumise » grâce à son score de 15,39 %.
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