Le 8 avril 1974, Valéry Giscard d’Estaing annonçait sa candidature à l’élection présidentielle de l’hôtel de ville de Chamalières, commune du Puy-de-Dôme limitrophe de Clermont-Ferrand, dont il était maire depuis 1967. Depuis, le nom de cette ville de 17 500 habitants est étroitement lié à celui de l’ancien président de la République. L’histoire commune des Giscard d’Estaing et de Chamalières ne s’arrête pas avec le départ de « VGE » de l’Elysée : en 2001, son fils Louis est élu sur la liste de Claude Wolff. Il prendra sa suite en 2005, à sa mort, et a, depuis, été réélu sans discontinuer.
La page Giscard d’Estaing devrait pourtant se tourner à Chamalières. Si Louis Giscard d’Estaing est candidat à sa réélection encore cette année, celui-ci a prévu, s’il sort gagnant, de céder son siège à son adjoint Claude Aubert en 2028, au moment des élections régionales et départementales. « Je suis maire depuis vingt et un ans et j’ai eu la réflexion que tout maire doit avoir : à quel moment et comment entamer un processus de transmission ? J’ai voulu le faire de façon innovante dans la transparence et la concertation », raconte l’élu, qui dit avoir consulté en juillet ses colistiers de 2020 pour échanger sur le meilleur moyen d’assurer la passation. « Il en est ressorti que l’on attendait de moi que je mène à nouveau la liste en 2026 et que Claude Aubert soit mon successeur, ce que j’ai annoncé dès septembre [2025] », poursuit-il.
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